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Fiche métier : Cascadeur

En quoi cela consiste ?

Le métier de cascadeur consiste à remplacer un acteur pour effectuer une scène d'action dans un film ou sur un spectacle : cascade physique (chute, combat...), mécanique (en voiture ou à moto) ou équestre (sur un cheval).

Le cascadeur prépare la séquence, la met au point, la répète et l'exécute. Il vérifie le matériel, prévoit les mesures de sécurité et d'urgence.

Le cascadeur n'est pas un casse-cou, c'est un sportif accompli, conscient des dangers pour minimiser les risques.


Diplômes requis

Il n'y a pas beaucoup de diplômes officiels. La formation a souvent lieu "sur le tas", soit en exerçant un sport précis, soit en rejoignant une équipe de cascadeurs, une "famille".

Il existe aussi des écoles de cascade qui préparent aux acrobaties, au placement du corps, au timing...

Toutefois, une école en France propose une formation de cascadeur reconnue par l’état. Il s'agit de "Action Training Productions", qui dispense des cours débouchant sur un diplôme de cascadeur professionnel de niveau IV, enregistré au RNCP (Répertoire National de la Certification Professionnelle).


Domaines ou qualités à travailler

Un bon cascadeur se doit d'aimer le sport : gymnastique, arts martiaux, escrime, équitation, escalade... Il doit donc être en parfaite condition physique. Ses capacités musculaires doivent offrir à la fois de la tonicité, de la souplesse et de l'endurance.

Comme il ne s'agit pas d'un métier de casse-cou, le cascadeur professionnel saura être prudent et rigoureux. Mais une bonne dose de courage est tout de même nécessaire, alliée à une excellente hygiène de vie.

La cascade est souvent un travail d'équipe, il est donc recommandé d'être sociable et de savoir communiquer.

Des notions d'art dramatique sont enfin conseillées pour exécuter au mieux des rôles en tant que cascadeur.

Rencontre avec...

Jérôme Henry, cascadeur-régleur

Comment vous est venue l'idée de faire ce métier ?
C'est une rencontre avec le fils de Robert Hossein qui a été déterminante. A l'époque, j''étais policier et j'assurais la sécurité d'un spectacle. Comme j'étais aussi sportif de haut niveau, il m'a présenté à un coordinateur de cascades réputé, qui réglait les cascades sur ce spectacle. C'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier.

Quel a été votre parcours pour y arriver ?
Mon expérience en tant que sportif, dans les arts martiaux notamment, a été importante. Cela dit, ce n'est pas parce qu'on est ceinture noire de karaté qu'on peut devenir cascadeur, ça n'a rien à voir. En revanche, j'avais des prédispositions pour faire des cascades. C'est donc sur le terrain que j'ai acquis les connaissances techniques, en étant parrainé par un professionnel. Les rencontres avec d'autres cascadeurs ont aussi été importantes, elles m'ont permis de me perfectionner. Je me suis intéressé également aux techniques du cinéma, les mouvements de caméra, la lumière... Car un cascadeur doit pouvoir aussi conseiller le réalisateur.

Quels sont les principaux avantages et inconvénients de votre métier ?
J'aime le calcul et la gestion du risque, afin de pouvoir éviter les accidents. Ce qui est intéressant, c'est de surmonter les difficultés lors d'une action à réaliser, mais aussi de mettre en scène les acteurs, cascadeurs et figurants pour obtenir l'effet souhaité, celui qui va « accrocher » le spectateur.
Ce qui est compliqué, c'est surtout de trouver du travail ! Il est très difficile de gagner correctement sa vie en France.

Y a-t-il encore des débouchés dans ce secteur d'activité ?
Très peu. Comme je le disais, le travail est rare. En plus, la concurrence des cascadeurs d'autres pays est importante. Leurs prix sont inférieurs à ceux pratiqués par les cascadeurs français, car ils ont moins de charges, mois de frais dans leur pays. C'est donc difficile d'être compétitif. C'est pour cela que peu de cascadeurs en France n'ont que ce métier pour vivre. C'est rarement un emploi à plein temps.

Comment voyez-vous l'avenir de votre profession ?
En France, je ne suis pas très optimiste. Ce n'est pas Hollywood, les cascadeurs ne sont appelés que pour quelques jours de travail. Et la concurrence étrangère risque de s'intensifier.

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