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L'addax

Temps de lecture : 3 min
Risque d'extinction

Description physique

L'addax, Addax nasomaculatus de son nom scientifique, est une espèce d'antilope que l'on appelle d'ailleurs aussi "antilope à nez tacheté". Il possède une robe blanche en été, qui devient gris-brun en hiver. L'arrière-train, le ventre et les pattes, eux, sont toujours blancs, ou tout du moins plus clairs que le reste. L'antilope à nez tacheté est surtout reconnaissable à la frange de poils foncés qui lui descend sur le front et aux taches blanches sur son visage, entourant sa bouche et formant un X à la base de son museau, juste sous ses yeux. Sa queue, elle, est toute petite par rapport à son corps et se termine par une touffe de longs poils. Certains spécimens, enfin, ont également une longue touffe de poils foncés sous leur cou.

Cet animal a aussi une morphologie un peu spéciale. Son corps rappelle beaucoup celui du zébu, incluant la bosse, quoique plus petite. Sa tête, en revanche, rappelle celle d'une chèvre et est surmontée d'une paire de longues cornes spiralées en V. Une fois l'animal adulte, ces cornes peuvent dépasser le mètre de long. Le reste de son corps n'est pas en reste, oscillant entre 1,30 et 1,70 mètre chez cette grande antilope. Sa hauteur au garrot peut atteindre 1,15 mètre. Avec un tel gabarit, il n'est pas rare que le poids d'un addax dépasse les 100 kg, frôlant même parfois les 150.

Son lieu de vie

Les régions arides et désertiques d'Afrique du Nord sont l'habitat naturel de l'addax, notamment la région saharienne. On en trouve ainsi principalement au Tchad, au Maroc ainsi qu'au Niger.

Les addax vivent en troupeaux d'une dizaine d'individus environ, placés sous la direction d'un mâle dominant. Ils ne restent jamais au même endroit et passent leurs nuits à se déplacer, à la recherche de nourriture, et leurs journées à se reposer.

Son alimentation

Les addax sont des animaux herbivores et se nourrissent de tout ce qu'ils trouvent : plantes grasses, feuilles, herbes, fruits, arbustes épineux, et même racines.

Sa reproduction

Il n'y a pas de saison des amours chez l'addax et l'accouplement peut avoir lieu à n'importe quel moment de l'année. La mise à base survient ensuite entre 8 et 10 mois plus tard, la femelle ne pouvant avoir qu'un seul petit à la fois. Elle l'allaitera par la suite pendant 3 à 4 mois. Une fois sevré, le petit intégrera le régime alimentaire du troupeau et deviendra adulte à l'âge de 1 à 3 ans. Il pourra alors se reproduire à son tour.

Son espérance de vie

L'addax peut vivre entre 15 et 20 ans dans la nature. Une durée qui peut aller jusqu'à 25 ans en captivité.

Le cri de l'addax

Comme la plupart des antilopes, l'addax beugle.

Signes particuliers

L'addax est très bien adapté à son environnement et peut rester plusieurs mois sans boire. Il trouve alors tout ce qu'il lui faut dans les végétaux qu'il mange et dans la rosée qui s'y accroche. Par ailleurs, ses pattes fines, terminées par de petits mais larges sabots, lui permettent de se déplacer sans difficulté sur du sable brûlant sans être gêné.

Les naseaux de l'animal comprennent un conduit spécial qui rafraîchit le sang qui y circule. Cela lui permet de garder sa tête à une température légèrement inférieure à celle de son environnement, et surtout de garder son cerveau à l'abri des fortes chaleurs.

L'antilope à nez tacheté est capable de détecter la pluie à plusieurs dizaines, voire quelques centaines de kilomètres de distance grâce à son odorat.

Pour se protéger du vent, du sable et du soleil, l'addax sait creuser un trou assez profond et large pour s'y allonger.

Statut de préservation

L'addax est un animal en danger d'extinction classé comme étant "En danger critique" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Autrefois commun dans tout le nord de l'Afrique, il a été victime d'une chasse intensive et de braconnage. En 2016, il n'en restait alors plus que 3 à l'état sauvage. Heureusement, plusieurs programmes de sauvegarde de l'espèce ont eu lieu en simultanée dans plusieurs pays et, aujourd'hui, l'addax est peu à peu réintroduit dans des parcs protégés au Maroc ou encore en Tunisie. Les résultats sont d'ailleurs jugés encourageants.