Les cafards transmettent-ils des maladies ?

Les cafards, coquerelles ou encore blattes sont de grouillants indésirables souvent associés, à raison, à la saleté. Ces insectes, plus vieille espèce animale du monde, se nourrissent de matière organique, allant de la viande aux cheveux, en passant par les excréments, et avec une préférence prononcée pour la décomposition. Compte tenu de leur goût, les cafards pullulent ainsi dans les bacs à ordures, les égouts et même les fosses septiques où, en plus de la nourriture, ils ont accès à un environnement en permanence sombre et humide. Sachant cela, il est normal de s’interroger sur les risques de propagation de maladies, surtout lorsqu’on en voit dans son logement, et la réponse est oui, les cafards peuvent très bien en transmettre, mais avec tout de même une petite nuance.
Les cafards sont des vecteurs mécaniques et non des vecteurs biologiques. Autrement dit, ils ne peuvent pas directement transmettre de maladie comme le ferait un écureuil enragé mordant une personne, ou un moustique tigre porteur de la dengue piquant un dormeur. Vivant dans les déchets, ces insectes de l’ombre transportent plutôt sur leur corps, ou encore dans leur système digestif, différents organismes pathogènes qui peuvent contaminer ce qui les entoure par contact. Rien qu’en se baladant dessus ou en y déposant leurs déjections, ils peuvent ainsi souiller une assiette, le bord d’un verre, ou la paillasse d’une cuisine.
Parmi les agents pathogènes fréquemment identifiés sur des cafards figurent plusieurs bactéries responsables d’infections gastro-intestinales et d’intoxications alimentaires : Escherichia coli, Listeria monocytogenes, des bacilles de type salmonelles, ou encore des staphylocoques.
Au-delà des bactéries, les cafards peuvent également transporter des œufs de vers intestinaux et même des virus tels que le virus de l’hépatite A. Ce dernier cas, toutefois, est rare et l’implication directe de cafards dans des transmissions virales est marginale.
Enfin, même si l’asthme n’est pas une maladie transmissible, il faut aussi savoir que les excréments de cafards, leurs corps (cadavres et mues), et même leurs odeurs contiennent des protéines fortement allergènes qui peuvent déclencher des crises.
En pratique, heureusement, il faut que leur infestation soit couplée à des conditions d’hygiène vraiment déplorables pour que la présence de cafards pose un vrai problème sanitaire. Une présence ponctuelle dans la cuisine ne représente ainsi qu’un risque très limité, même si s’en débarrasser reste une priorité !











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