Merci de désactiver votre bloqueur de pub

Notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité.
Celle-ci nous permet de vous offrir un contenu de qualité.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

Première mondiale : le cœur d'un porc greffé sur un humain

Pour la première fois dans l’histoire de la médecine, le cœur d’un cochon a pu être greffé avec succès sur un être humain. L’organe fonctionne comme il le devrait et le patient opéré va bien.

David, 57 ans, souffrait d’insuffisance cardiaque avancée et avait besoin d’un nouveau cœur. Il s’est cependant vu refuser l’accès à une greffe à cause de la négligence dont il a fait preuve face à sa maladie. Un cœur humain est effet une chose très précieuse et le comité d’éthique responsable des attributions de greffes a toujours refusé d’en confier un à une personne qui ne saurait en prendre soin. Manque de chance, l’Américain souffrait aussi d’un sévère trouble du rythme cardiaque qui le rendait inéligible au cœur artificiel. Sa seule chance fut alors d’essayer une procédure chirurgicale hautement expérimentale développée par l’école de médecine de l’Université de Maryland (UMSOM) : la greffe d’un cœur de porc !

Évidemment, il ne s’agit pas de lui greffer l’organe de n’importe quel porc. L’animal, élevé spécifiquement pour servir de donneur par une entreprise biotechnologique, a été génétiquement modifié afin d’augmenter au maximum les chances de réussite de l’opération. Pour cela, les scientifiques sont intervenus sur 10 gènes au total. Tout d’abord, 3 gènes responsables de la production de sucres impliqués dans le phénomène de rejet de greffe ont été supprimés. Ensuite, 6 gènes humains ont été ajoutés au patrimoine génétique de l’animal : deux pour stimuler la réponse anti-inflammatoire ; deux autres pour favoriser une coagulation normale du sang et prévenir les dommages aux vaisseaux sanguins ; et les deux derniers pour limiter les réponses immunitaires.

Enfin, si les cochons sont des donneurs tout indiqués pour nous parce qu’ils sont faciles à élever et que leurs organes atteignent une taille humaine en quelques mois seulement, il serait dommage que le cœur continue de grandir une fois transplanté dans la poitrine du patient. Le dernier gène à être modifié était donc celui responsable de la croissance. Il a été supprimé.

L’intervention a eu lieu le 7 janvier 2022. Après 8 heures d’opération exécutée par les meilleurs chirurgiens spécialistes de l’UMSOM, David s’est réveillé avec un cœur fonctionnel et en bonne santé. Trois jours plus tard, son état a été jugé suffisamment satisfaisant par les médecins pour ne plus avoir à être sous respirateur. Bien sûr, le miraculé n’est pas encore tiré d'affaires et doit rester en observation pendant plusieurs mois, mais cette réussite, une première dans le monde, devrait ouvrir la porte à d’innombrables autres avancées qui vont sauver des vies.

MISE À JOUR DU 16/03/2022
Malheureusement, le patient n'a pas survécu à l'opération, il est finalement décédé deux mois après.

Publié le 28 février 2022

A lire ailleurs