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La libellule menacée d'extinction dans le monde

L'Union internationale de Conservation de la Nature vient d'émettre un constat alarmant : près de 1 000 espèces de libellules pourraient disparaître dans les prochaines années.

La libellule vit au bord des lacs, des rivières et des étangs, des lieux qui lui permettent de trouver facilement les insectes volants et aquatiques dont elle se nourrit. Hélas, ces zones humides se raréfient, à cause du défrichage massif de ces lieux à travers le globe qui sont réaménagés en plantation de palmiers - pour fabriquer de l'huile de palme -, en habitations ou en zones commerciales. D'autres facteurs, notamment l'utilisation de pesticides dans les eaux et les forêts, contribuent à la pollution de l'eau et à la dégradation de cet environnement.

Un désastre écologique, qui pourrait entraîner la disparition de 16 % des 6 016 espèces de libellules observées par l'Union internationale de Conservation de la Nature (IUCN), qui vient de mettre à jour sa liste des espèces menacées.

Privés de leur habitat naturel, ces magnifiques insectes colorés sont donc menacés et les statistiques sont éloquentes : en Asie du Sud et du Sud-ouest, un quart de la population de libellules est en danger. Un constat alarmant qui concerne le monde entier : l'Amérique centrale et l'Amérique du Nord où la pollution et le changement climatique font des ravages, mais également la France où près de 20 % des espèces recensées dans l'Hexagone sont en danger.

En publiant sa liste rouge d'espèces qui risquent l'extinction, et qui pour la première fois dépasse les 40 000 espèces répertoriées, l'IUCN espère alerter sur la disparition rapide des zones humides sur la planète. Entre 1970 et 2015, environ 35 % des marais, étangs, lacs, rivières ou zones côtières ont disparu, ce qui est, à titre de comparaison, trois fois plus rapide que la disparition des forêts. Elles semblent pâtir du peu de considération de l'Homme pour cet environnement qui paraît hostile, mais qui est pourtant essentiel à bien des égards.

En plus d'abriter un riche écosystème fait d'Odonates, dont fait partie la libellule, d'Annélides (les sangsues), d'Amphibiens (comme la grenouille), de mammifères, de poissons et de reptiles, ces zones humides sont importantes dans la lutte contre l'érosion et dans la régulation des cours d'eau pour éviter les débordements.

Nocif pour les océans, le comportement humain l'est donc tout autant pour les zones humides terrestres, urbaines ou en campagne. Il devient urgent que les gouvernements et les professionnels des secteurs concernés (industrie, agriculture, tourisme) prennent la mesure de la gravité de la situation, si l'on souhaite pouvoir encore admirer de jolies libellules dans le futur.

Publié le 16 décembre 2021