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Le bélier

Espèce non menacée

Description physique

Le bélier est un mouton mâle en âge de se reproduire et qui n'a pas été châtré. Autrement dit, c'est un mouton auquel on n'a pas retiré les testicules et qui est donc utilisé pour la reproduction.

Le bélier et le mouton se ressemblent, mais plusieurs caractéristiques permettent tout de même de les distinguer facilement. Par exemple, un bélier est généralement plus grand et nettement plus gros qu'un mouton (il peut peser jusqu'à 160 kg). Un bélier possède aussi de plus longues cornes, une de chaque côté de sa tête. Elles poussent avec l'âge et prennent une forme plus ou moins biscornue selon les espèces. Enfin, le bélier est également plus fort que le mouton, tout en étant plus bagarreur et moins docile. Mais comme le mouton, le bélier possède une épaisse fourrure. Celle-ci peut être blanche, grise, brune ou même tachetée.

Tout comme l'urial, le bélier appartient à la famille des caprins et au genre ovin. L'urial est d'ailleurs l'un des ancêtres du mouton, le plus vieux dont l'espèce n'est pas encore éteinte.

Son lieu de vie

Le bélier vit avec son troupeau dans une ferme ou en semi-liberté, et ce, dans le monde entier. Il en prend généralement la tête et lorsqu'il y a plusieurs béliers dans un troupeau, ils s'affrontent pour établir une hiérarchie : c'est le plus fort qui commande.

Son alimentation

Herbes, foin et fourrage, le bélier est un animal herbivore ruminant. Le plus souvent, il se balade dans les prés et les pâturages avec ses pairs pour y brouter l'herbe et les plantes qui y poussent. Dans certaines fermes, quand les pâturages ne sont pas assez fournis ou nourrissants, les éleveurs supplémentent cette nourriture avec des granulés spécialement conçus pour les moutons.

Sa reproduction

La brebis, la femelle du bélier, atteint sa maturité sexuelle autour de l'âge de 8 mois. Le bélier, lui, peut se reproduire vers l'âge de 6 mois. La brebis a une reproduction saisonnière, c'est-à-dire qu'elle ne peut porter des petits que pendant une période donnée appelée "saison des amours". Celle-ci a lieu de la fin du mois d'août jusqu'à la fin décembre. Pendant cette période, la brebis a un cycle menstruel de 17 jours avec des périodes de chaleur de 3 jours pendant lesquels elle dégage une odeur caractéristique pour attirer le bélier.

En cas d'accouplement réussi, la brebis donnera naissance à 1 ou 2 agneaux (rarement 3), au bout de 5 mois de gestation environ. Un bélier peut s'accoupler avec une trentaine de brebis le temps d'une saison des amours.

Son espérance de vie

L'espérance de vie d'un bélier est la même que celle des moutons, à savoir une dizaine d'années. Néanmoins, il arrive assez fréquemment qu'un mouton domestique atteigne, voire dépasse, les 20 ans si les conditions pour qu'il ait une bonne vie sont réunies.

Le cri du bélier

Comme tous les moutons, le bélier bêle.

Signes particuliers

La forme des cornes d'un bélier varie énormément d'une espèce à une autre et selon l'âge de l'animal. Dans certains cas, elles poussent au point de le blesser. Il faut alors les tailler ou utiliser un redresseur de corne.

Les béliers sont particulièrement agressifs pendant les périodes de chaleur des brebis. Même le plus doux d'entre eux peut alors charger son éleveur sans crier gare.

Des béliers ayant 3 à 6 cornes peuvent apparaître au sein de certaines espèces de moutons. C'est le cas par exemple du mouton de Jacob, de la Manx loghtan, ou encore de l'hebridean.

Statut de préservation

Utile, car il fournit de la viande, du lait, du cuir et de la laine, le mouton est l'un des tout premiers animaux à avoir été domestiqués par l'Homme. Son élevage s'est ainsi rapidement répandu aux quatre coins du monde, au point qu'il n'y ait aujourd'hui aucune inquiétude à avoir pour sa survie.

En revanche, il fait l'objet d'un élevage sélectif, c'est-à-dire d'un élevage qui privilégie les espèces ayant le plus en abondance la caractéristique recherchée (le plus de viande, le plus de laine, etc). Cela tend à faire lentement basculer vers l'oubli, et donc vers l'extinction, les espèces dont le rendement est jugé insuffisant.

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