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Pourquoi mange-t-on de la bûche à Noël ?

À Noël, il est de coutume de terminer le repas avec une bûche, glacée ou pâtissière. Mais savez-vous pourquoi l'on déguste ce gâteau pendant les fêtes ?

Dans les pays francophones au départ, puis dans le reste de l'Europe, la bûche de Noël fait figure de spécialité incontournable lors de la veillée de Noël, comme peuvent l'être le sapin de Noël ou encore le calendrier de l'Avent pour la période des fêtes. Elle reprend la forme d'une bûche de bois, et ce n'est pas le fruit du hasard mais bien l'héritage d'une ancienne pratique païenne, datant d'au moins 2500 avant J.C.

Lors du passage au solstice d'hiver annonçant une période froide, les familles se réunissaient autour d'une bûche de bois, taillée dans un arbre fruitier (cerisier, olivier, prunier...) dans le sud, ou bien dans un chêne ou encore du hêtre, dans le nord. Toute une symbolique entourait la combustion, du placement de la bûche dans l'âtre par l'aîné et le cadet de la famille, jusqu'aux étincelles, annonciatrices de bonnes récoltes pour l'année à venir. Plus il y en avait, meilleure serait la moisson, d'où le choix de bois d'arbres fruitiers, connus pour produire davantage d'étincelles. Les coutumes variaient selon les endroits, mais la signification restait identique.

Dans certaines régions, le doyen de la famille déposait du lait, du vin ou de l'huile sur la bûche en guise d'offrande, et une bénédiction accompagnait son allumage. Il arrivait même qu'on récupère les cendres une fois la bûche consumée, soit pour fertiliser la terre, soit pour guérir certaines maladies, mais aussi en tant que porte-bonheur protecteur contre le mauvais sort.

Au XIIe siècle, la tradition fut récupérée par les catholiques, qui la transformèrent en un rituel chrétien, en arrosant la bûche d'eau bénite avant de la brûler, pour rappeler la naissance de Jésus dans une étable froide, sans possibilité de se réchauffer. Elle était alors conservée jusqu'au dimanche des Rameaux, soit une semaine avant Pâques. Avec l'arrivée des poêles en fonte, les imposantes bûches ont été remplacées par des petits morceaux de bois et par un dessert rappelant la forme du morceau d'arbre.

Si personne ne connaît la date exacte de la création de la bûche de Noël comme pâtisserie – la plupart des sources parlent du XIXe siècle – elle s'est véritablement démocratisée à partir de 1945, en France puis dans les pays francophones, jusqu'à devenir cet immanquable dessert des fêtes de fin d'année. Elle était alors composée de génoise, de crème au beurre aromatisée de café, de chocolat et de Grand Marnier, avant de se décliner en variantes plus fantaisistes à la vanille ou aux fruits, glacée, ornée de décoration de Noël en plastique ou proposée en version plus raffinée par les plus grands pâtissiers.

Quand viendra l'heure de couper la bûche de Noël cette année, demandez-donc aux convives s'ils en connaissent l'origine !

Mis à jour le 15/12/2020

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