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Deep Time, un confinement extrême pour comprendre l'humain

Dès le 7 mars 2021, 14 volontaires vont se confiner sous terre, dans une grotte en Ariège. Une expérience scientifique destinée à analyser les effets sur l'humain d'un confinement extrême.

L'année 2020 fut celle du confinement, un terme qui a été élu mot de l'année, et on a beaucoup parlé des conséquences physiques et psychologiques d'une telle situation. Mais que se passerait-il, en cas de confinement extrême ? C'est la question qui anime le chercheur-explorateur Christian Clot, qui a décidé de lancer une étude scientifique d'un genre nouveau.

Avec 13 compagnons (6 hommes et 7 femmes, de 28 à 50 ans), il va s'enfermer dans la grotte de Lombrives, située à Ussat-les Bains en Ariège, pour une durée de 40 jours. Privés de tous repères temporels, puisqu'ils n'auront aucun moyen de connaître l'heure ni d'apercevoir la lumière du soleil, les volontaires seront observés de la surface par les équipes du Human Adaptation Institute (grâce à des outils d'analyse dont seront équipés les participants), à l'origine de ce projet baptisé Deep Time.

Le but de l'expérience, à laquelle vous pouvez participer via sa campagne de financement participative, est notamment de comprendre ce qu'il se passe au sein d'un groupe qui a perdu la notion du temps. Quelles seront les interactions avec un membre qui se sent mal ? Comment seront prises les décisions ? C'est également une étude sur les changements du cerveau, dans un cas de confinement extrême comme celui-ci, avec désorientation, perte de repère et stress accru.

Le choix de la grotte n'est pas anodin, car il s'agit d'un "espace assez vaste pour se déplacer, pour réaliser des activités et de l'exploration", et pour installer un camp de base. La part de naturel est également importante, car l'émerveillement serait "essentiel pour s'adapter à une situation nouvelle", explique Christian Clot.

Les volontaires qui prendront leurs quartiers dans la grotte de Lombrives – la plus vaste grotte d'Europe – sont tous issus de la société civile car tout le monde pouvait postuler à cette expérience, à condition d'être en bonne santé physique et mentale. Parmi eux, un urgentiste, une infirmière et Christian Clot, spécialiste en situation de crise, pour pouvoir réagir sereinement face à tout imprévu.

L'expérience Deep Time sera intéressante pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain placé en situation extrême, en anticipation d'un confinement plus drastique à l'avenir, par exemple. Mais les résultats pourraient aussi être utilisés en vue de futurs voyages d'exploration dans l'espace et d'installation de bases lunaires voire martiennes, dans le cadre d'une colonisation spatiale qui pourrait devenir une réalité dans un avenir proche.

Publié le 01 mars 20211 commentaire

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1 commentaire

Au moins ils connaissent la fin.
Phil, le 01/03/2021

Pour moi, cette expérience est biaisée par le fait que les participants savent quand elle va s'arrêter. Or une épreuve est toujours moins pénible quand on connaît une date de fin. A l'inverse, cette donnée inconnue est source d'angoisse et génère un stress et une déprime qu'ils pourront sûrement éviter ici.

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