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La zorille du Cap

Espèce non menacée

Description physique

La zorille du Cap, aussi connue sous les noms de "ratel du Cap" et de "blaireau à miel", est un animal de la famille des Mustélidés, au même titre que la belette, le putois et le blaireau.

Le ratel possède un pelage tricolore : gris sur son crâne, dans son dos et jusqu'au-dessus de sa queue, blanc sur une bande entourant cette large zone grise, et noir partout ailleurs. Il peut mesurer entre 30 et 80 cm et peser jusqu'à 12 kg. Sa queue, elle, peut atteindre 30 cm de long.

Le corps de la zorille est trapu comme celui d'un blaireau, mais aplati comme une mouffette. Ses pattes avant sont équipées de longues et puissantes griffes de 4 cm. S'il se dresse de tout son long à 4 pattes, il peut atteindre 30 cm au garrot.

Le nom scientifique de la zorille du Cap est Mellivora capensis.

Son lieu de vie

L'habitat naturel de la zorille du Cap est un environnement désertique ou semi-désertique. On la rencontre ainsi souvent dans les savanes, les brousses et les steppes. C'est toutefois un animal qui sait s'adapter aussi bien à la chaleur des forêts tropicales qu'au froid des hautes altitudes.

On trouve des ratels essentiellement sur le continent africain, notamment en Afrique subsaharienne. Ils sont également présents en Inde, en Arabie Saoudite, en Iran et dans toute l'Asie occidentale.

Son alimentation

Le ratel du Cap est omnivore. Il se nourrit tant de petits mammifères comme des rongeurs ou des lièvres, que de reptiles (scorpions, serpents, lézards, etc.), sans oublier les insectes (sauterelles, termites, larves, etc.). Il mange également des racines qu'il déterre.

L'animal utilise ses grandes griffes tant pour déterrer ses proies que pour grimper aux arbres. C'est ainsi qu'il peut attraper des fruits, mais surtout se délecter de son mets favori : le miel.

Sa reproduction

La zorille du Cap peut se reproduire toute l'année, l'animal atteignant la maturité sexuelle à 1 an. La femelle met bas après une gestation de 6 mois et a une portée de 1 à 2 petits, exceptionnellement 3.

Les petits sont aveugles à la naissance et leurs yeux ne s'ouvrent qu'après 2 mois. Ils peuvent ensuite rester 2 ans avec leur mère avant de se sevrer.

Son espérance de vie

Un ratel peut vivre longtemps, jusqu'à 20 ans dans la nature. En captivité, son espérance de vie descend à une dizaine d'années environ, même si un individu ayant vécu jusqu'à 26 ans a déjà été observé.

Le cri de la zorille du Cap

La zorille du Cap n'a pas de cri particulier. Mais l'animal peut grogner, chuinter et même siffler selon les situations.

Signes particuliers

Le ratel est un animal teigneux, voire hargneux. Il n'hésite ainsi pas à s'attaquer à des proies largement plus grosses que lui comme une antilope ou un gnou. Attaqué par une meute d'hyènes, il ne s'enfuit pas mais, au contraire, fait face. Même assailli par des lions, la zorille du Cap attaque pour défendre chèrement sa peau à grands coups de dents acérées.

C'est un animal ingénieux qui trouve toujours un moyen pour parvenir à ses fins. Pour s'enfuir de son enclos par exemple, une zorille du Cap a été vu en train de successivement : ouvrir les deux loquets de sa porte pourtant retenus par du fil de fer ; utiliser une branche morte pour grimper par-dessus un mur ; utiliser un râteau puis une bêche oubliés dans son enclos pour refaire la même chose ; empiler des roches contre un coin de murs, toujours pour grimper par-dessus ; ou encore empiler des monceaux de boue une fois qu'on lui a confisqué les roches.

La zorille du Cap est immunisée contre les venins de scorpions et de serpents, même ceux des plus dangereux comme le cobra. Elle a une peau épaisse qui lui permet de résister aux piqûres et aux petites morsures. En complément, cette peau est également lâche, ce qui lui permet de se retourner complètement pour mordre un animal qui le tient déjà dans sa gueule.

Enfin, notez que le ratel du Cap est le seul animal - à part l'Homme - à pouvoir courir en reculant.

Statut de préservation

Il n'y a pas de préoccupation majeure sur le statut de préservation de la zorille du Cap. Néanmoins, là où il doit partager son territoire avec l'Homme, il est pourchassé, car considéré comme indésirable par les fermiers, les apiculteurs et les autres éleveurs. À cause de cela, le ratel disparaît peu à peu de certains pays comme le Niger et l'Afrique du Sud.

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