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Les gens méchants ont-ils le droit d'être heureux ?

Il peut en effet sembler injuste qu’une personne qui fait le mal autour d’elle puisse vivre heureuse, mais en réalité, ce jugement est subjectif. D’ailleurs, les notions de bonheur et de méchanceté sont indépendantes et n’ont absolument rien à voir entre elles. Pour comprendre, voyons d’abord ce qu’est être heureux.

Quelqu’un d’heureux, c’est quelqu’un qui a en sa possession les différentes composantes de son bonheur. La teneur de ces composantes varie selon les personnes, mais elles sont nécessairement de trois ordres : relationnel, émotionnel et matériel. Ensuite, une personne heureuse, c’est aussi quelqu’un qui a pu se débarrasser des obstacles qui l’empêchaient d’accéder au bonheur. Cela peut être un traumatisme, un regret, une mauvaise conscience, ou même des personnes de son entourage. Enfin, quelqu’un d’heureux, cela peut aussi être quelqu’un qui a trouvé un sens à sa vie, tout simplement.

Dans l’absolu néanmoins, toutes ces clés du bonheur ne sont absolument pas conditionnées au fait que les actions de la personne soient bonnes ou mauvaises. Elles sont plutôt fonction du fait qu’elles soient en accord avec sa morale ou non. Autrement dit, si quelqu’un de méchant fait du mal parce qu’il trouve cela bien, il peut très bien en ressortir heureux, peu importe notre opinion à ce sujet. Il se peut même que de son point de vue, ses actes soient justifiés et qu’il en tire une juste satisfaction qui contribue à son bonheur alors que pour nous, il est méchant et doit être puni - et ne doit donc pas accéder au bonheur.

Pour y voir plus clair encore, reformulons la question autrement : "Les gens méchants sont-ils dignes d’être heureux ?" Cela soulève une autre question : "Mais en fait, qui décide de qui peut être heureux ou non et en vertu de quoi le décide-t-il ?" Pas simple n’est-ce pas ? C’est parce que, objectivement, ce “qui” n’existe pas ! Subjectivement par contre, c’est une autre histoire.

En effet, en voyant quelqu’un agir contre les règles, la morale ou bien les valeurs qui sont les nôtres, on le catégorise comme “mauvais”. Très instinctivement alors, on souhaite qu’il reçoive une punition afin qu’il y ait une justice et nous le condamnons immédiatement dans notre tête. Notre jugement nous dit ensuite qu’il est indigne d’accéder au bonheur à cause de ses actes alors même que ce jugement ne tient qu’à nous (il est subjectif). Pourtant, rationnellement, rien n’empêche cette personne méchante d’être heureuse si elle y aspire et y parvient, et en tant qu’être humain, elle en a même tout à fait le droit.

Concluons ainsi : subjectivement, comme on souhaite punir les méchants, on estime arbitrairement qu’ils ne sont pas dignes d’être heureux. Objectivement par contre, toute personne a le droit d’être heureuse dans la vie, même les personnes méchantes. D’ailleurs, il suffit de se poser la question à l’envers pour s’en rendre compte : "Seuls les gens gentils ont-ils le droit d’être heureux ?"

Publié le 19 mars 2022

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