Est-il obligatoire d'identifier son chien ?

Au-delà du bonheur d'avoir un compagnon de jeu, posséder un chien implique aussi de s'acquitter de plusieurs obligations. Parmi ces dernières se trouve, effectivement, celle de faire clairement identifier l'animal dans une base de données via l'une des deux seules façons indiquées par la loi : la puce électronique et le tatouage. L'identification de son chien est une formalité qui doit être faite avant que l'animal ne soit âgé de 4 mois (loi N°99-5 du 6 janvier 1999). Une démarche obligatoire qui coûte entre 50 et 70 euros, mais qui se révèle pratique en bien des points.
Quels sont les moyens de faire identifier son chien ?
En France, seules deux méthodes d'identification sont légalement reconnues, à savoir l'implantation d'une puce électronique sous la peau (faite par le vétérinaire) et le tatouage (exécuté par un tatoueur agréé).
Le tatouage consiste à inscrire un numéro alphanumérique dans une oreille ou à l'intérieur de la cuisse du chiot. Une méthode peu pratique, nécessitant d'anesthésier l'animal, et qui explique pourquoi elle est aujourd'hui supplantée par la puce électronique. Également appelée "transpondeur", cette dernière est insérée rapidement, facilement et sans douleur dans l'encolure gauche du chien. On peut alors lire les informations qu'elle contient grâce à un scanner.
Pour être utiles toutefois, les deux marquages ont l'inconvénient de dépendre d'un accès à une énorme base de données dédiée aux animaux carnivores domestiques baptisée "I-CAD". C'est pourquoi, en complément, et même si ce n'est pas obligatoire, l'apposition d'un collier pour chien comportant le nom et le numéro de téléphone du propriétaire reste une mesure de bon sens. En cas de disparition, cela permet à toute personne trouvant l'animal perdu de l'identifier et de contacter immédiatement son maître, sans attendre une lecture électronique.

L'identification de son chien : une démarche utile
Faire enregistrer votre ami à quatre pattes dans la base de données de l'I-CAD, c'est avant tout s'assurer qu'il sera toujours reconnu comme étant le vôtre. C'est une preuve de propriété. En cas de fugue ou de vol de l'animal, il devient alors très facile pour les autorités (les policiers, mais aussi les vétérinaires et même la fourrière) de vous retrouver. Cela signifie aussi qu'en cas d'agression ou de dommages causés par le chien, retracer son propriétaire, qui est le premier responsable devant la loi, se fait tout aussi rapidement.
Sur un tout autre sujet, l'identification est également un outil de lutte contre l'abandon. En France, environ 200 000 chiens et chats sont laissés à leur sort tous les ans. La traçabilité des animaux permet de responsabiliser les propriétaires et de les dissuader d'abandonner leurs animaux. En effet, les actes d'abandon sont sévèrement punis par la loi avec des amendes variant de 45 à 75 000 euros, ainsi qu'une peine allant de 3 à 5 ans d'emprisonnement.
Enfin, l'identification facilite le travail des refuges, des municipalités et autres services de contrôle qui peuvent prendre rapidement toutes les mesures nécessaires en cas d'urgence, notamment lors d'une alerte sanitaire par exemple.
Que risque-t-on si son chien n'est pas identifié ?
En France, la réglementation punit le fait de détenir un chien non identifié si celui-ci est âgé de plus de 4 mois et est né après le 6 janvier 1999. La sanction a même été renforcée depuis le 21 décembre 2020. Tout propriétaire ne la respectant pas s'expose désormais à une amende de 4ème classe qui débute à 150 euros et peut aller jusqu'à 750 euros en cas de récidive ou de mise en danger de la sécurité et/ou de la santé d'autrui.
Au-delà de la sanction administrative toutefois, ne pas faire identifier son chien dans l'I-CAD fera qu'en cas de perte ou de fugue, il sera beaucoup plus difficile pour les autorités de vous le rendre une fois retrouvé.











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