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Comment gérer son stress en équitation ?

Temps de lecture : 3 min

Monter à cheval, ça a l'air sympa dans les films, mais dans la vraie vie, ça peut vite devenir impressionnant. Et quand on se lance dans l'équitation, le stress pointe rapidement le bout de son nez, jusqu'à gâcher l'expérience. Et c'est logique : on grimpe sur un animal sensible de 500 kg, tout en devant rester précis techniquement. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a des solutions pour gérer le stress. Alors voici 7 outils concrets, utilisés en préparation mentale sportive.

1. Calmer le système nerveux avant de monter

Le stress est un phénomène d'abord physiologique. Par conséquent, si le corps se détend, le mental va suivre. Un petit exercice très simple de respiration améliore la "cohérence cardiaque". Quelques minutes avant de monter en selle, inspirez 5 secondes, puis expirez 5 secondes, sur un rythme lent et régulier. Cette respiration profonde fait baisser immédiatement le rythme cardiaque et relâche les tensions musculaires. Un autre relâchement musculaire est efficace : contractez fort vos épaules, cuisses et mâchoire pendant 5 secondes, puis relâchez le tout. C'est souvent dans ces parties du corps que se loge le stress. Et en équitation, on dit qu'une mâchoire serrée = un corps crispé = un cheval tendu.

2. Changer son dialogue intérieur

C'est une clé importante à comprendre pour un cavalier stressé : le cerveau ne fait pas bien la différence entre danger réel et scénario imaginé. Il convient donc de modifier ses pensées, en remplaçant par exemple des phrases comme "S'il accélère, c'est la galère" par une formule du type "S'il accélère, je sais faire !", ou encore "Je peux toujours repasser au pas". Oubliez les pensées du genre "Je suis nul aujourd’hui", essayez de vous dire "Je suis en apprentissage et chaque séance me fait progresser". On ne cherche pas l’optimisme naïf, mais un discours positif et aidant.

3. Concevoir un plan de sécurité mental

Le stress vient très souvent d'un sentiment de perte de contrôle. Avant de monter sur votre cheval, établissez à l'avance quelques décisions : par exemple, repasser au pas si vous vous sentez dépassé, ou encore s'arrêter et souffler en cas de panique. Le cerveau aime les sorties de secours : cela réduit l'anxiété, même si le schéma prévu n'est pas utilisé.



4. Diminuer la pression de performance

Inutile de vouloir en faire trop : c'est souvent là que démarre les angoisses ! Certes, vous voulez bien faire, mais pas la peine de stresser pour autant. Fixez-vous donc un objectif unique et relativement simple. Par exemple, "aujourd'hui, je vais trotter en restant détendu", plutôt que "Je vais réussir tous les exercices".

5. Utiliser son cheval comme indicateur

On dit que les chevaux sont des miroirs émotionnels. Si votre cheval accélère soudainement ou se crispe, demandez-vous si cela vient de vous : "Est-ce que je respire bien ?", "Suis-je trop raide ?". La règle d'or : se détendre, c'est détendre le cheval.

6. La méthode 3-2-1 quand le stress monte

C'est une technique pour se recentrer dans le moment présent : pendant que vous êtes à cheval, notez 3 choses que vous voyez, 2 choses que vous sentez physiquement (comme le vent ou les rênes), puis effectuez 1 respiration lente et profonde. Cette méthode interrompt les pensées négatives et évacue le stress.

7. Programmer le cerveau en mode positif

C'est bien connu, notre cerveau retient naturellement les choses négatives. Il faut donc le rééduquer. Après chaque séance, notez mentalement ce que vous avez réussi, les progrès réalisés... Même si c'est minime ! Pensez aussi à une chose à travailler, mais sans vous juger.

Il est difficile de retirer complètement le stress, en revanche il est possible de le gérer correctement. D'ailleurs, un léger stress améliore la vigilance et l’équilibre. Et les cavaliers les plus sereins n'ignorent pas la peur : ils savent simplement quoi faire quand elle arrive.

Publié par Guillaume le 19/02/2026

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