Une médaille d'or est-elle vraiment en or ?

Apparues pour la première fois en 1896 (et en 1904 pour l’or), les médailles olympiques marquent la consécration pour un athlète. En obtenir une est ainsi une distinction en soi, mais en obtenir une en or est la récompense suprême. Une récompense plus symbolique que matérielle toutefois, puisqu’une médaille d’or n’est pas en or. Du moins, pas totalement.
Les caractéristiques physiques des médailles olympiques, incluant leurs compositions, sont dictées par le Comité international olympique (également appelé CIO). Pour le cas de la médaille d’or, la règle est claire : elle doit au minimum être composée à 92,5 % d’argent.
La médaille d’or olympique n’est donc pas en or massif, mais plaquée or. Ainsi, lors des Jeux Olympiques de Tokyo de 2020 par exemple, une médaille d’or ne contenait que 6 grammes d’or pour un poids total de 556 grammes.
Celle remise aux Jeux olympiques de Paris en 2024 pesait 529 grammes : elle contenait 505 grammes d’argent, 6 grammes d’or à nouveau et 18 grammes de fer provenant de la tour Eiffel.
Pour autant, il n’en a pas toujours été ainsi, et entre 1904 et 1912, les champions olympiques recevaient effectivement une médaille d’or entièrement en or massif.
Sans surprise, la différence en coût est énorme. Avec les cours des métaux précieux en août 2026, les 6 grammes d’or valent environ 726 euros et les 505 grammes d’argent près de 899 euros. La valeur des métaux précieux contenus dans une médaille d’or de Paris 2024 atteint ainsi environ la somme de 1 625 euros.











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