Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

Le bourdon

Espèce non menacée

Description physique

Le bourdon est un insecte volant à la robe jaune rayée de noir, avec parfois une touche de blanc à la fin de son abdomen. Il ressemble ainsi à une abeille et d'ailleurs, les deux insectes appartiennent à la même famille (les Apidés). Il est cependant facile de distinguer le bourdon de sa cousine vu qu'il est largement plus poilu et plus trapu et possède des ailes plus larges et puissantes.

Le corps d'un bourdon mâle et celui d'une ouvrière mesurent généralement entre 10 et 20 millimètres. La reine, elle, est toujours le plus gros individu dans la colonie avec ses 10 à 30 millimètres de long.

Son lieu de vie

Le bourdon se rencontre sur tous les continents, surtout dans les zones tempérées. C'est un insecte social vivant en colonie dans un nid. Selon l'espèce, une reine peut installer son nid sous un toit, dans la cavité d'un arbre ou même sous terre.

Son alimentation

Insecte butineur, le bourdon se nourrit de nectar et de pollen qu'il va chercher dans les fleurs. Tout comme l'abeille, il nourrit aussi ses larves avec du miel, sauf qu'en comparaison, il n'en fabrique qu'une très petite quantité.

Sa reproduction

La reine, qui est la seule de la colonie à être fertile, pond des œufs non fécondés vers la fin de la saison estivale. Les larves qui en sortiront deviendront des bourdons sexués une fois adultes (des femelles fertiles, c'est-à-dire d'autres reines, et des mâles). Les mâles quittent ensuite la colonie dès qu'ils sont en mesure de le faire et les accouplements entre les mâles et les reines ont lieu en automne.

Son espérance de vie

Les bourdons mâles meurent après l'accouplement et les ouvrières ainsi que les reines non fécondées ne survivent pas au froid. Cela donne une espérance de vie de quelques semaines pour les mâles, quelques mois pour les ouvrières.

Seules donc les reines fécondées survivent à l'hiver qui suit en s'enterrant pour hiberner. Elles se réveilleront au printemps et devront alors construire un nid et y pondre pour former une nouvelle colonie. L'espérance de vie d'une reine est de 12 mois.

Le cri du bourdon

Le bourdon n'a pas de cri proprement dit. On peut seulement distinguer les bruits qu'il fait avec ses ailes : un bruit lourd et continu lorsqu'il vole et des vibrations aiguës et rapides lorsqu'il est occupé à butiner.

Signes particuliers

Les bourdons sont des insectes endothermes, autrement dit, et contrairement à la grande majorité des insectes, ils produisent leur propre chaleur. Cela leur permet de voler alors qu'il fait 10°C, parfois 5°C, ce qui en fait l'un des premiers insectes à polliniser les fleurs après l'hiver, mais aussi l'un des derniers une fois le froid installé.

Comme il est trop gros pour entrer dans certaines fleurs, le bourdon a une astuce pour les butiner quand même : il fait un trou dedans. Il ne lui reste alors plus qu'à y passer sa trompe à nectar pour se régaler.

Seules les bourdons femelles ont un dard. Les bourdons mâles ne piquent donc pas, et, à vrai dire, même les femelles ne piquent que très rarement tellement elles sont pacifiques. On peut ainsi caresser un bourdon ou en prendre un délicatement dans la main sans risque. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est le serrer ou déranger son nid : là, il va se sentir en danger et piquer. Par ailleurs, l'aiguille du bourdon est lisse, ce qui signifie qu'à la différence de l'abeille, il peut piquer sans mourir, son dard ne restant pas fiché dans sa victime.

Enfin, le bourdon est un très bon pollinisateur et est utilisé pour cela dans des cultures sous serres (tomate, poivron, aubergine, etc.)

Statut de préservation

L'urbanisation et l'emploi d'insecticides ont un fort impact négatif sur les bourdons. Dans les pays industrialisés, on note ainsi non seulement l'extinction de plusieurs espèces, mais aussi la réduction en effectif des colonies qui sont de plus en plus petites. Résultat, plusieurs espèces sont aujourd'hui considérées comme vulnérables et en danger avec une population qui décroît. Dans les régions épargnées par l'Homme toutefois, le bourdon n'est pas spécialement menacé.

A lire ailleurs