Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

L'hirola

Risque d'extinction

Description physique

L'hirola est un mammifère proche de l'antilope et le seul représentant du genre Beatragus. Il pèse entre 75 et 118 kg. Sa taille adulte peut atteindre 100 à 120 cm au garrot, avec une queue mesurant 20 à 40 cm et des cornes de 45 à 70 cm. Ces dernières, très pointues et en forme de lyre, sont ornées d'anneaux blancs sur les deux tiers de leur longueur.

La robe de l'hirola est ocre, l'intérieur de ses oreilles et sa queue sont blanches. Ses yeux sont également cerclés de blanc, comme si l'animal portait des lunettes, reliées à une barre blanche qui traverse son front. Une autre particularité de la face allongée de ce mammifère au long museau : ses glandes pré-orbitales au-dessous de ses yeux sont tellement visibles qu'elles lui ont valu le surnom d'antilope à quatre yeux.

Son lieu de vie

Les troupeaux d'hirolas vivent dans les plaines herbeuses arides et peu arborées du Kenya et de la Somalie. Dans les années 1970, ils se répartissaient sur environ 18 000 km² au Kenya et 20 000 km² en Somalie, mais aujourd'hui, ce territoire ne comprend plus que moins de 8 000 km², avec deux troupeaux connus : 400 à 450 individus à la frontière entre le Kenya et la Somalie, et 75 autres dans le Parc National de Tsavo East au Kenya.

Son alimentation

Herbivore, l'hirola est un brouteur qui aime goûter à l'herbe nouvellement germée. Habitué au climat sec, il peut rester de longues périodes sans boire de l'eau.

Sa reproduction

Chez les hirolas, les mâles dominants sont polygames et possèdent un harem de sept à huit femelles, sur lesquelles ils règnent dans leur territoire personnel d'environ 7 km. Les nouvelles naissances ont lieu entre septembre et novembre : après huit mois de gestation, les femelles s'isolent du troupeau et mettent bas par elles-mêmes.

Dès la naissance, l'unique petit qui constitue sa portée sait déjà tenir debout sur ses pattes. Cette capacité à être mobile dès la naissance peut lui sauver la vie, car il va rester seul avec sa mère pendant deux semaines à deux mois, loin de la protection du troupeau face à un éventuel prédateur. Quelquefois, en quête de compagnie, les mamans peuvent rejoindre une petite horde de femelles et de nouveau-nés qui se déplacent sur un territoire de 80 km² en moyenne.

Les petits deviennent indépendants à l'âge de neuf mois, lorsqu'ils partent former un nouveau troupeau constitué uniquement de jeunes adultes. Les mâles grandissent et, à l'âge de quatre ans, ils gagnent suffisamment de muscles et de force pour défier un mâle dominant et obtenir le droit de se reproduire. À leur tour, ils se constituent un harem de femelles parmi celles qui ont déjà atteint leur maturité sexuelle, âgées de 2 ou 3 ans.

Son espérance de vie

Il n'y a pas encore d'information quant à la longévité des hirolas dans la nature, mais en captivité, ils atteignent une espérance de vie de 15 ans.

Signes particuliers

Les mâles, lorsqu'ils se battent pour prouver leur suprématie, défendre leur harem ou leur territoire, entament des combats féroces. Durant ceux-ci, ils peuvent tomber à genoux et mener la dispute avec leur adversaire dans cette étonnante position.

Une autre particularité des hirolas : leur robe ocre se ternit avec l'âge. Ainsi, les individus les plus âgés peuvent être reconnus par leurs poils qui deviennent plus gris.

Statut de préservation

En 50 ans, les hirolas ont perdu près de 95% de leur population. Ils étaient 15 000 en 1970 et ne sont plus que 500 à 600 à l'état sauvage. Les maladies (en particulier la peste bovine), le braconnage, la grave sécheresse, les prédateurs, la concurrence pour la nourriture et l'eau avec le bétail domestique, et enfin la perte d'habitat sont les principales raisons pour lesquelles les hirolas se classent aujourd'hui comme espèce en danger critique d'extinction par l'UICN.

A lire ailleurs

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !