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Fiche métier : Skipper

En quoi cela consiste ?

Le skipper est le capitaine d’un voilier. Également appelé chef de bord ou encore patron, dans le domaine de la plaisance à la voile, le rôle du skipper est avant tout d’assurer le transport de passagers à bord d’un bateau à voiles d’un port à l’autre.

Un skipper peut travailler pour son compte ou bien proposer ses services à une entreprise. Dans ce dernier cas de figure, il arrive très souvent qu’il soit recruté au contrat et non en tant que salarié même si cela reste possible.


Diplômes requis

Il s’agit d’un métier pour les professionnels de la voile et qui exige de connaître tout de la navigation, des règles maritimes, de la communication en mer et des règles de sécurité.

Qui veut devenir skipper est donc tenu de passer par un parcours assez fastidieux. Le diplôme requis pour passer skipper a été récemment renommé en « Capitaine 200 Voile » ou C200V en abrégé. Pour pouvoir se présenter au concours d’entrée, il faut avoir été déclaré apte et en bonne forme physique par un médecin des gens de la mer. Il n’y a toutefois pas de limite d’âge.

La formation se divise ensuite en 5 modules alternants cours théoriques et applications pratiques, allant de la mécanique et entretien des machines à la radiocommunication, en passant bien sûr par la navigation et la météorologie.


Domaines ou qualités à travailler

Pour se préparer à ce métier, il faut surtout être en très bonne condition physique et notamment être un très bon nageur. Il faudra donc bien suivre les cours d’EPS. Ensuite, il faut savoir qu’être skipper, c'est bien plus qu’un simple métier, il s’agit d’une passion. Passion de la mer, du voyage, de la nature. C’est un métier éreintant mais qui offre la possibilité aux amoureux des océans de vivre de leur passion.

En plus d’une très bonne condition physique, les qualités requises pour faire skipper sont une bonne résistance à la pression, car le métier de marin exige des nerfs solides, et le sens de la responsabilité puisqu’il ne faut pas oublier qu’un skipper est un capitaine.

Rencontre avec...

Vincent Bourdin, skipper indépendant

Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?
Mes parents m’ont envoyé faire des stages de voile à Jeunesse et Marine (un peu l’équivalent des Glénans) quand j’avais 15 ans, et depuis le virus de la voile ne m’a jamais quitté. Ne m’épanouissant pas dans mes études d’architecture à Paris, j’ai tout arrêté pour descendre en Méditerranée passer mes diplômes de skipper, avec notamment en tête un projet d’école de voile pour les personnes handicapées qui a vu le jour en 1996 (Cap au large) et qui existe encore à ce jour sur Sète.

Quel a été votre parcours pour y arriver ?
J’ai commencé par passer le Brevet d’État d’Éducateur Sportif 1er degré option voile, en contrôle continu d’un an, puis j’ai passé par la suite le Brevet de Patron de Plaisance à la Voile (BPPV), ancêtre du Capitaine 200. A l’époque (et je crois savoir que c’est encore le cas aujourd’hui), il y avait des passerelles entre les deux diplômes qui permettaient de bénéficier d’équivalences et de ne pas passer toutes les matières.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?
Le contact avec la nature et la mer, le travail au grand air, bien sûr, mais aussi les rencontres avec les clients et les autres navigateurs, la diversité des bateaux et des lieux de navigation. La mer est pour moi un des derniers espaces de liberté quasi-totale, relativement peu règlementé, où l’on retrouve les véritables valeurs, comme, par exemple, de consommer le strict nécessaire et de laisser le superflu à terre. L’eau reprend toute sa valeur, tout comme l’énergie, la nourriture, etc. La notion du temps est différente en mer : on mange quand on a faim, on dort lorsqu’on a sommeil ou que le bateau et les éléments vous en laissent le temps. Le défi, parfois, de réparer des petites avaries avec les moyens du bord (à la "MacGyver") est souvent source de satisfaction. Enfin, être payé pour naviguer est pour moi le comble du bonheur.

Quels sont en revanche ses inconvénients ?
Sans conteste la difficulté de le concilier avec une vie de famille traditionnelle, les périodes de navigation et donc d’absence du foyer pouvant parfois être longues. J’ai cependant réussi à trouver des compromis, je suis marié et père de deux enfants et on y arrive.
Enfin on s’imagine souvent le skipper sur son voilier les doigts de pieds en éventail, or ce n’est que rarement cela. Il faut s’occuper du bateau, de la route, des réglages de voile, et le mauvais temps peut venir interrompre le farniente. Naviguer dans le vent fort, mouillé par les vagues ou les embruns, secoué dans tous les sens en se cognant et en se cramponnant où l’on peut n’est pas toujours une partie de plaisir. Heureusement, c’est assez rare. Mais ça arrive.

Y a-t-il encore des débouchés dans ce secteur d'activité ?
Il y a du travail pour peu que l’on soit près à travailler loin de chez soi ou à quitter le domicile sur d’assez longues périodes. En avançant dans l’expérience, on développe un réseau d’amis skippers, de clients, etc. et le travail ne manque pas si on se bouge un peu. Les voiliers et yachts auront toujours besoin de capitaine. En revanche, il est bon de se prévoir une deuxième casquette, car il n’est pas évident d’exercer après un certain âge, ce travail demandant une excellente condition physique. En ce qui me concerne, j’exerce également comme journaliste nautique pour divers magazines.

Son site internet : http://skippervince.free.fr/

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