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Diego, tortue mâle des Galapagos, a sauvé son espèce à lui tout seul

Enrôlé dans un programme de sauvegarde, Diego, une tortue géante mâle des Galapagos, a tellement bien travaillé qu'il a pratiquement sauvé à lui tout seul son espèce.

Du haut de ses 100 ans et de son long cou fripé, Diego ne paie pas de mine, mais cette tortue mâle de l'île Española est un vrai Casanova. Il appartient à une espèce de tortues baptisée Chelonoidis hoodensis, une sous-espèce appartenant à celle plus grande des tortues géantes des Galapagos.

En 1970, lorsque le programme de sauvegarde du "Galapagos Conservancy" se sont intéressés à eux, les Chelonoidis hoodensis avaient pratiquement disparu de l'île Española : en tout et pour tout, il en restait 14 individus, tous adultes. Les 12 femelles et 2 mâles étaient si éparpillés qu'ils n'avaient aucune chance de se trouver et donc de se reproduire.

En 1977, Diego rejoint le groupe des "survivants" en renfort après avoir passé 30 ans dans le zoo de San Diego, aux États-Unis. Une idée fort bien inspirée puisque parmi les 2.000 individus que le programme a permis de produire, il s'est avéré que 800 d'entre eux étaient la progéniture de Diego, soit 40% de la nouvelle population de Chelonoidis hoodensis ! Un vrai tombeur.

Pour James Gibbs, professeur de biologie environnementale et forestière, cela tient sûrement du fait que Diego a une grosse personnalité. Vocal, agressif et surtout actif dans ses approches avec les femelles, il est tout à fait possible que cela lui ait permis d'attirer beaucoup d'attention. Apparemment, cela a aussi fait de Diego le chouchou des médias qui se sont pris d'affection pour le séducteur.

Ce que l'on ne dit pas, en revanche, c'est qu'un autre mâle, sobrement baptisé "E5" a, lui, pu engendrer 60% de la nouvelle population. Plus discret que Diego, les chercheurs pensent qu'il a pu lui couper l'herbe sous les pieds en étant surtout actif la nuit.

Dans tous les cas, Diego, E5, E3 (le troisième mâle qui n'aura donc virtuellement eu aucune progéniture) ainsi que toutes les femelles, doivent être relâchés en mars 2020 sur leur île natale, après avoir sauvé leur espèce de l'extinction. Une récompense bien méritée pour Diego qui va retrouver sa maison plus de 70 ans après l'avoir quittée.

Publié le 19 février 2020

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