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Les aliments halal sont-ils aussi casher ?

Commençons par rappeler qu'un aliment halal est autorisé par la loi islamique (cela concerne donc les Musulmans), tandis qu'un aliment casher répond aux règles du judaïsme (il concerne donc les Juifs).

Puis divisons les aliments en trois catégories : les aliments d’origine végétale, les aliments industriels et la viande.

Les deux premières catégories ne posent pas de problème. Aussi bien la religion islamique que la religion juive considèrent les céréales, les fruits et les légumes comme propres à la consommation. Ensuite, si un aliment est halal, cela signifie qu’il n’est pas contaminé par des aliments interdits par l’islam. Or, la liste de ces aliments est quasiment la même dans le judaïsme. Voilà pourquoi les aliments marqués comme halal peuvent être considérés comme étant aussi casher avec toutefois une mise en garde : attention au composition des préparations à base de produits de la mer qui peuvent contenir du poisson non casher (sans écailles et/ou sans nageoires), voire des crustacés et des mollusques, tous interdits à la consommation dans le judaïsme. En effet, la question des fruits de mer est encore sujet de discorde parmi les écoles islamiques et seules une poignée les considèrent comme prohibés par leur foi alors que la majorité les voit comme halal.

Reste maintenant la question de la viande qui, dans les deux religions, doit être purifiée avant d’être consommée. Pour cela, on abat l’animal selon des rituels précis qui sont similaires, mais pas identiques.

Chez les Musulmans, ce rituel s’appelle la dhabiha : un sacrificateur immobilise l’animal encore vivant et conscient, et le tourne vers la Mecque. Il l’égorge ensuite de manière à le vider de tout son sang pendant qu’il prononce une bénédiction. La viande de l’animal devient alors halal.

Chez les Juifs, le rituel prend le nom de shehita et est nettement plus complexe, car il doit suivre des prescriptions très strictes. Par exemple, le couteau utilisé pour égorger l’animal doit répondre à des critères précis de dimensions, de texture ou encore de tranchant. Le sacrificateur doit également être dûment qualifié et attesté, et en égorgeant l’animal, il doit absolument être net et précis, sanctionnant la trachée et l’œsophage ainsi que les artères et les veines, sans toucher au nerf sciatique ni aux vertèbres.

Les impératifs conditionnant la shehita sont très nombreux alors que le non respect d’un seul conduit à l’échec du rituel, rendant la viande non consommable. Au final, comme toutes ces exigences ne sont pas respectées dans la dhabiha, il est clair que la viande halal ne peut pas être considérée comme étant casher.

Publié le 03 mars 2020

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