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Fiche métier : Généalogiste

En quoi cela consiste ?

Le généalogiste est l’historien des familles. Son métier consiste à faire des recherches sur l’histoire d’une famille ou d’une lignée, pour différentes raisons. Le travail d’un généalogiste se déroule donc principalement dans les mairies et les salles d’archives, pour compulser différents documents comme les registres de l’état-civil, les actes de naissance, les cadastres, les registres militaires et autres types d’actes officiels.

Il existe deux types de généalogistes : le généalogiste familial et le généalogiste successoral. Le premier est généralement chargé de compiler toutes informations pertinentes sur une famille afin d’en garder une trace ou de créer un arbre généalogique. Le deuxième est plutôt spécialisé dans la recherche d’héritiers, pour régler la succession d’une personne n’aillant pas de légataire connu.

Le généalogiste peut travailler dans un cabinet ou être indépendant, auquel cas on estime qu’il exerce une profession libérale.


Diplômes requis

Aucun diplôme n’est reconnu en France pour devenir généalogiste. Cependant, il est plus que conseillé de suivre préalablement des études en Sciences Humaines, en Droit et en Histoire avant d’exercer. A noter que l’Université de Corse propose une licence professionnelle Activités juridiques, spécialité "généalogiste successoral", qui nécessite un L2 en Droit, un BTS notarial ou encore un DUT Carrière Juridique pour y être admis.


Domaines ou qualités à travailler

Il vaut mieux aimer l’histoire pour se tourner vers la généalogie. Il faut également bien assimiler le français à l’école car la recherche exige la compréhension de nombreux types de papiers (certains sont même écrits en ancien français) et de nombreux longs rapports de synthèse seront à rédiger.

De plus, un généalogiste se doit d’être patient, persévérant, afin d'effectuer efficacement ses recherches. Le tout saupoudré d’une bonne connaissance de la région d’exercice, d’une bonne culture générale et d’un solide esprit de synthèse et de déduction.

Rencontre avec...

Cyrille Girard, généalogiste professionnel

Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?
Passionné de généalogie, c'est en travaillant sur mes propres ancêtres que j'ai eu envie de faire partager ma passion. En effet, je me suis rendu compte que l'élaboration d'une généalogie prenait du temps et nécessitait une méthodologie précise pour éviter de faire des erreurs quant à l'identité d'un ancêtre, et je voulais à ce titre aider les particuliers qui n'auraient pas le temps, ou pas la patience et la méthodologie nécessaire, à connaître leurs ancêtres.

Quel a été votre parcours pour y arriver ?
Mon parcours est atypique puisque je n'ai pas une formation d'archiviste ou d'historien, mais une formation scientifique. Néanmoins, je suis passionné d'histoire et je suis curieux de tout, ce qui est à mon avis indispensable pour exercer ce métier. Ma formation scientifique me permet en outre de travailler avec méthode quand j'ai un dossier à traiter, et je la mets également à contribution en développant moi-même mon site internet, vitrine indispensable de nos jours pour se faire connaître.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?
J'aime passer du temps à décortiquer les registres d'état civil à la recherche d'un acte particulier. Et c'est toujours un bonheur de découvrir des informations sortant de l'ordinaire sur une personne, comme un métier aujourd'hui disparu, une naissance de père inconnu, un enfant trouvé (même si dans ces deux cas il reste souvent la frustration de ne pas pouvoir remonter la branche plus loin), ou encore un mariage particulier, etc.

Quels sont en revanche ses inconvénients ?
Le principal inconvénient du métier de généalogiste familial réside dans le fait que nos tarifs peuvent paraître rédhibitoires (trop élevés) pour quelqu'un qui n'a pas la notion du temps passé à élaborer une recherche généalogique. On doit donc jongler entre des tarifs suffisamment abordables pour ne pas faire fuir les clients potentiels, et des tarifs suffisamment élevés pour malgré tout pouvoir vivre de ce métier.

Y a-t-il encore des débouchés dans ce secteur d'activité ?
Certains prédisent qu'avec la mise en ligne de l'état civil dans la plupart des départements, le métier de généalogiste familial sera amené à disparaître. Je pense au contraire que les portails des services d'Archives Départementales sont un avantage autant pour les généalogistes professionnels que pour les généalogistes amateurs. En effet, s'ils peuvent inciter plus de gens à faire leur généalogie eux-mêmes, ceux-ci peuvent être amenés à contacter un professionnel quand une branche de leurs recherches leur résiste. D'autre part, le fait de pouvoir travailler de chez soi permet de minimiser les déplacements et d'alléger nos tarifs, ce qui est un plus indéniable.

Son site internet : www.cggenealogie.fr

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1 commentaire

Côté formation (par Marc, le 25/11/2016)

Je suis assez étonné que l'on ne fasse pas mention de formation type master en archivistique pour se lancer dans cette activité. Comprendre comment s'organise les archives, c'est quand même la base. Réponse de la rédaction : Bien sûr, la poursuite d’études après une licence est possible, et même conseillée. Plusieurs types de master sont envisageables : master professionnel de généalogie, master en archivistique, masters droit, masters histoire…

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