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Fiche métier : Commissaire priseur

En quoi cela consiste ?

Le commissaire-priseur est celui qui dirige une vente aux enchères. C’est lui qui, avec son fameux marteau, préside la séance et désigne celui qui aura remporté une enchère. Il existe deux sortes de commissaire-priseur : le commissaire priseur judiciaire, mandaté par le Ministre de la Justice, et le commissaire priseur de ventes volontaires, qui lui est tout simplement mandaté par le propriétaire des biens mis aux enchères. Le premier intervient dans le cadre de ventes judiciaires à la suite d'une faillite, liquidation ou saisie. Le deuxième quant à lui dirige des ventes volontaires dans un but purement commercial. Dans les deux cas, il lui incombe de procéder à l’expertise des objets mis aux enchères, d’établir un catalogue des ventes et d’organiser la vente proprement dite.


Diplômes requis

Après un Bac ES, L ou S, le métier de commissaire priseur est accessible après avoir décroché un diplôme en droit et un autre en archéologie, ou encore en droit et en art (arts appliqués, histoire de l’art, arts plastique). Un des diplômes devra être d’un niveau bac + 3 (Licence) et l’autre bac + 2 (Deug) au minimum. Ces diplômes ouvriront les portes d’un examen pour accéder à un stage de 2 ans. Un Certificat de bon accomplissement de stage sanctionnera ces deux années et permettra au titulaire d’exercer en tant que commissaire priseur de ventes volontaires. Pour devenir commissaire priseur judiciaire, il faudra encore passer un dernier examen d’aptitude.


Domaines ou qualités à travailler

Le français, l'histoire, les matières artistiques, les maths. Généralement, le commissaire priseur travaille pour le compte de propriétaires d’objets d’arts souhaitant tirer le meilleur prix des œuvres qu'ils possèdent. Son expertise est donc inestimable dans le processus de vente, et cela demande une très bonne connaissance du monde de l’art. Le commissaire priseur est aussi une sorte de commercial, il doit savoir susciter l’attention et animer son audience, quitte à faire un peu de mise en scène pour y parvenir. A cela devrait s’ajouter un esprit vif, doté d’un grand sens des responsabilités.

Rencontre avec...

Alexeï Blanchy, Commissaire-priseur à Bordeaux

Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?
Mon père était commissaire-priseur et depuis l'âge de 12 ans, je traînais dans les salles des ventes, j'y passais tout mon temps libre. J'aimais tellement ça que j'ai fais les études qu'il fallait pour faire ce métier à mon tour, sans d'ailleurs être poussé par mon père.

Quel a été votre parcours pour y arriver ?
J'ai d'abord entrepris des études de droit, puis d'histoire de l'Art, avant de suivre la formation de commissaire-priseur : un examen d'entrée, deux ans de stage et un examen de sortie.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?
J'aime particulièrement la découverte des objets, notamment chez les particuliers. Quand vous découvrez une pièce dont ils ignorent la valeur ou la rareté. Parfois ils ignorent même ce que c'est, ou bien ils pensent que le gros meuble va valoir cher alors que c'est un petit objet qui va avoir de la valeur, il y a de belles surprises.
J'apprécie aussi les relations humaines avec les clients, que ce soit dans le cadre d'une procédure collective, d'une tutelle ou d'une vente de particuliers. Même les clients acheteurs sont très divers, c'est donc socialement très intéressant.

Quels sont en revanche ses inconvénients ?
Comme on vend beaucoup sur internet aujourd'hui, il peut y avoir des problèmes d'impayés. Cela arrive rarement mais c'est tout de même un inconvénient majeur.

Y a-t-il encore des débouchés dans ce secteur d'activité ?
Oui, bien sûr. Regardez le nombre de ventes aux enchères qui ont lieu chaque jour, on voit bien que ce système fonctionne. C'est même le plus avantageux pour les particuliers, puisque, comme nous sommes payés à la commission, on va essayer de vendre l'objet le plus cher possible et donc on en fera la publicité nécessaire. La vente aux enchères est d'ailleurs le moyen le plus sûr pour vendre des objets d'art au meilleur prix. En outre, avec internet, on vend dans le monde entier et on touche un maximum de gens. Il y a un avenir, c'est certain.

Son site internet : www.ivoire-bordeaux.com

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