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Fiche métier : Apiculteur

En quoi cela consiste ?

L'apiculteur élève des abeilles, s'occupe de leurs ruches et récolte le miel. Il récupère aussi tous les produits issus de la ruche : cire, gelée royale, propolis... C'est un métier de passionné, qui exige beaucoup de patience, de solides connaissances des abeilles et surtout un véritable amour pour la nature.


Diplômes requis

Aucun diplôme n'est requis pour devenir apiculteur. Pour apprendre le métier, il est toutefois conseillé de se former dans un lycée professionnel agricole, puis dans des stages organisés par des apiculteurs professionnels. Ces stages permettent d'acquérir une certaine maîtrise technique de l'élevage. Mais il est prudent également de se former à la gestion d'une entreprise, par le biais de divers organismes de formation.


Domaines ou qualités à travailler

Les sciences naturelles, les maths, le français.

Rencontre avec...

Bernard Nicollet, Apiculteur

Comment vous est venue l'envie de faire ce métier ?
Quand j'étais adolescent, mes parents avaient des ruches mais personnellement, je n'avais aucune connaissance ni même d'intérêt pour les abeilles en dehors d'aimer le miel sur de grandes tartines de pain beurré. J'ai fait des études agricoles avec l'option élevage mais mes parents n'étant pas agriculteurs, la route était plutôt fermée. Ma vie a été plutôt axée sur un parcours industriel puis informatique. Tout a basculé le jour où un ami est venu me montrer comment capturer un essaim venu se pendre dans la haie. Très vite, j'ai éprouvé de la passion pour ce monde si fascinant des abeilles et ce curieux mystère qui les entoure. J'ai cherché à en savoir plus, jusqu'au jour où j'ai décidé que j'en ferai mon métier, quitte à abandonner tout le reste.

Quel a été votre parcours pour y arriver ?
Il m'a fallu cinq années pendant lesquelles j'étais partagé professionnellement, car on ne peut pas devenir apiculteur professionnel comme cela du jour au lendemain. D'une part les investissements sont importants mais d'autre part, il est indispensable d'acquérir une bonne connaissance de base. J'ai commencé avec un essaim capturé dans une haie. A partir de là, tout est allé très vite, trop vite même : n'ayant pas une base de connaissances suffisante, j'ai perdu des centaines de ruches, toutes mes économies y sont passées. Avec ma femme, nous avons retroussé les manches et sommes repartis à zéro. Il nous a fallu trois ans pour redresser un cheptel de colonies d'abeilles bien stables. Il m'est venu ensuite l'idée de produire des abeilles plutôt que du miel, trop concurrencé par les pays comme la Chine. Avec l’effondrement des colonies, je me suis mis en devoir de produire des essaims d'abeilles, car dans ce domaine, nous avions acquis une bonne expérience. S'il est assez facile de produire des essaims, il est difficile de gagner beaucoup d'argent car dans cette spécialité d'élevage, on ne peut pas produire beaucoup de miel.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?
Produire un essaim d'abeilles, c'est donner la vie à la nature. Quand une jeune reine débute sa ponte, je sais que quelque part, je le dois à la nature, mais c'est une telle récompense ! Au début, chaque fois qu'un client venait chercher un essaim, c'était quelque part une sorte de déchirement, un peu comme quand on vend quelque chose qui nous est cher. Chaque ruche chez nous porte un prénom et il faut savoir que dans ce monde fait d'animaux semi-domestiques, les abeilles sont les amies de l'homme. Il faut chasser le mot "piqûres" associé trop souvent à l'abeille : je ne me fais piquer que très rarement même quand je travaille en short et tee-shirt dans les ruchers. Ce qui me plait le plus, c'est de savoir que j'ai choisi de lutter et tout faire pour éviter que l'abeille ne disparaisse car sa survie ne tient qu'à un fil. J'ai aussi beaucoup de plaisir à faire profiter d'autres personnes de mon expérience, ce qui m'a cruellement fait faute quand j'ai moi-même débuté.

Quels sont en revanche ses inconvénients ?
Il ne faut pas compter ses heures même pour un petit salaire. C'est aussi un métier tributaire de la météo : il faut être capable de réagir très vite et de donner un coup de collier dès qu'on le peut, surtout en haute saison. Et puis il faut porter ! Les ruches pèsent lourd et si on est seul, ce n'est pas évident. C'est une activité où le conjoint doit souvent intervenir pour aider car seul, cela me semble difficile. Enfin, il faut du matériel pour travailler et gagner sa vie. Or les banquiers sont plutôt du genre frileux dès lors que l'on travaille avec la nature.

Y a-t-il encore des débouchés dans ce secteur d'activité ?
Bien sûr ! Aujourd'hui, nous sommes en manque d'apiculteurs professionnels. Nous importons plus de miel que nous n'en produisons car nous sommes en déficit sur ce plan. Outre le miel, il y a aussi des secteurs porteurs comme la production de gelée royale, de cire, de propolis (pour les laboratoires), de pollen, d'essaims et tous les produits issus ou transformés de la ruche en général. Il faut compter 5 ans pour acquérir les connaissances. Il faut donc apprendre à être patient : l'apiculture ne peut pas convenir à des personnes nerveuses ou impatientes.

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