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Vous ne verrez plus d’animaux sauvages dans les cirques

Éléphants, lions, chimpanzés… Les enfants ont toujours adoré voir des animaux sauvages dans les cirques. Ils vont pourtant devoir se faire une raison : bientôt, ces animaux seront interdits dans les cirques de Paris, une décision de plus en plus populaire dans le monde pour préserver les bêtes.

Les animaux sauvages sont de vraies vedettes dans les cirques. On admire la bravoure du dresseur qui entre dans la cage aux lions, comme on s’amuse des tours que font les ours sur la piste. Mais ce dont on ne se doute pas, c’est que la plupart de ces animaux souffrent de leur condition.

Des animaux souvent exploités

Pour les défenseurs de la nature, un animal sauvage n’a rien à faire dans un cirque. Que ce soit un tigre, un léopard ou un zèbre, ces animaux sont faits pour s’ébattre dans la nature. Ils doivent suivre leurs instincts et même les animaux nés en captivité en ont besoin.

Dans les cirques, les animaux sauvages sont généralement cantonnés dans des enclos trop petits pour eux. Pire, lorsque le cirque est en déplacement, chose qui arrive jusqu’à 40 fois en une saison, on les parque dans des cages trop exiguës pour eux. Comme ils ne peuvent rien faire dans leurs cages, les animaux finissent aussi par s’ennuyer. Ils présentent alors des problèmes comportementaux, le plus courant étant de les voir tourner en rond.

Sous le chapiteau ensuite, les animaux sauvages sont soumis à une source d’angoisse supplémentaire avec le bruit constant (fanfare, rires, applaudissements...) et les lumières éclatantes. Sans compter le fait qu’avant de pouvoir exécuter leurs tours, ces animaux artistes doivent être dressés, et donc disciplinés, souvent d’une manière désagréable.

Enfin, chaque animal sauvage a des besoins complexes. Certains éleveurs arrivent à les comprendre et à y répondre. Mais hélas, trop nombreux sont ceux qui n’ont ni les ressources, ni les compétences, ni même parfois la volonté pour le faire. En résulte des animaux sous-alimentés et/ou détenus dans des conditions inappropriées.

Une interdiction indirecte

Pour interdire les animaux sauvages dans les cirques dès 2020, la Ville de Paris a utilisé un moyen détourné : ne plus donner d’autorisation d’occupation de terrain à ceux programmant des numéros avec ces animaux.

En effet, quand un cirque arrive quelque part, il s’installe généralement sur un emplacement public. Il doit alors demander à la mairie l’autorisation d’occuper le terrain avant de pouvoir y monter ses tentes. A partir de 2020 donc, à Paris, cette autorisation sera refusée si le cirque compte présenter des spectacles impliquant des animaux sauvages.

Cela signifie en revanche que les cirques installés sur un terrain privé, comme le cirque Bouglione par exemple, peuvent continuer à présenter des animaux sauvages.

La France en retard sur l’Europe et le monde

La décision de la mairie de Paris a été très bien accueillie par les associations de défense des animaux. Les professionnels du cirque, eux, dénoncent une décision politique et sont bien moins enthousiastes, malgré la promesse d’une aide financière pour accompagner ceux qui souhaitent se reconvertir.

Pourtant, même si la ville souhaite que le gouvernement français la suive dans son choix, l’interdiction ne vise que Paris. Pour le moment, aucune loi n’encadre donc clairement le sujet en France alors que plusieurs pays européens, comme le Portugal, l’Italie ou encore la Belgique, ont déjà voté la fin de l’exploitation des animaux sauvages dans leurs cirques.

En Europe, 28 pays ont ainsi déjà arrêté ou limité l’usage des animaux sauvages dans les cirques. Dans le monde, ils sont déjà une quarantaine dans ce cas.

Publié le 25 novembre 2019

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