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Il transforme les chewing-gums jetés en oeuvres d'art

Un artiste de rue britannique transforme les chewing-gums collés sur le sol en petits tableaux, afin de rendre plus beau un élément qui gâche habituellement le paysage urbain.

Ben Wilson est une figure connue des Londoniens qui traversent le Millenium Bridge, puisqu'il est souvent allongé à même le sol, dans sa combinaison recouverte d'éclats de peinture multicolores, en train de peindre le sol et plus exactement… les chewing-gums crachés là par des individus négligents.

Depuis plus de 15 ans, l'artiste s'est spécialisé dans la peinture sur chewing-gums et il réalise de mini œuvres d'art, qui passent inaperçu si l'on se promène la tête en l'air. Mais en regardant de plus près, on reconnaît aisément la Cathédrale St-Paul, des rues de la capitale anglaise, des scènes de vie londonienne ou des créations plus abstraites, dans ces petits tableaux fourmillant de détails.

L'artiste, qui a pratiqué cet "art environnemental" - comme il se plaît à l'appeler- en Belgique, au Portugal, en France ou en Allemagne, a ainsi disséminé ses œuvres aux 4 coins de l'Europe, avec cette envie de "transformer des actes irréfléchis en quelque chose de positif". Pour lui, l'Homme ne respecte pas l'environnement comme il le devrait et cet art est une manière de "créer quelque chose qui vient de l'environnement, plutôt que d'imposer quelque chose à cet environnement".

Le peintre-sculpteur de 57 ans prend soin de ne pas faire dépasser la peinture de la matière collée qu'il peint, car s'il touche le métal du pont ou le sol sur lequel sont écrasés les chewing-gums, il pourrait être accusé de dégradation de la voie publique. Et comme il l'explique, le coupable est bien celui qui a jeté son chewing-gum à terre, pas l'artiste qui le recycle, en le transformant en pièce d'art.

Ces créations demandent de la patience et de la minutie, et Ben Wilson suit un procédé bien particulier pour parvenir à ses fins. Il utilise de la peinture acrylique, qu'il brûle avec un chalumeau avant de laquer l'ensemble, afin que ses tableaux restent intacts malgré les coups de semelles de passants trop pressés et les aléas du temps.

Celui qui est désormais surnommé Chewing-Gum Man revendique plus de 20 000 œuvres de rue, signées et datées, qu'il réalise par conscience écologique et pour le plaisir d'échanger quelques mots avec ceux qui prennent le temps de s'arrêter pour discuter.

Ouvrez l'œil, ces toiles miniatures se cachent peut-être dans votre environnement !

Publié le 08 avril 2020

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